Les femmes et les enfants, premières victimes du projet de loi Taubira !

Les femmes et  les enfants, premières victimes du projet de loi Taubira !

Communiqué 05 avril 2013

 

Dans une remarquable lettre du 4 avril 2013, le collectif d'intellectuelles "Simone", regroupant notamment l'écrivain Eliette Abecassis, la philosophe Chantal Delsol, ainsi que des psychanalystes et des professeurs d'université, a fait part à tous les sénateurs de ses "préoccupations" sur le mariage et l'adoption "pour tous".

 

Alors que la mission sur l’adoption présidée par Jean-Marie Colombani en mars 2008 rappelait qu': « il ne peut y avoir un droit à l'adoption d'un enfant : l'adoption ne doit exister que dans l'intérêt de l'enfant et s'inscrire dans une politique de protection de l'enfance », le projet de loi fait de l'enfant un objet de droit : "Les droits et l’intérêt supérieur de l’enfant sont ainsi sacrifiés au profit de l’intérêt des adultes – seuls à avoir voix au chapitre – à réaliser leur « projet » d’enfant", écrit le collectif.

 

Bien plus, le Collectif pointe d’autres victimes par ricochet : les femmes.  Le nombre d'enfants adoptables étant très limité, la gestation pour autrui (GPA) serait en effet obligatoirement légalisée pour les couples d'hommes. "S’ouvriraient alors des trafics en tout genre dont les femmes les plus fragiles socialement sont, partout, les premières victimes", s'alarme le Collectif.

 

L’accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée (PMA) constituerait quant à lui "un effacement délibéré des origines".

 

Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l'enfant, rejoint pleinement ces intellectuelles lorsqu'elles déclarent "la loi doit protéger les plus faibles, et non ceux qui parlent le plus fort." Le Collectif se réjouit que la réalité du projet commence à être perçue et que ce message commence à être entendu, puisque Roland Povinelli, sénateur PS, a récemment fait part de son refus de voter la loi.

 

 

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